Nos réalisations
Notre soutien à l’école gouvernementale de Dahachowk (Nawa Durga Primary School : classes 1 à 4 + une maternelle)

Ce vendredi 10 avril 2009…

Après un périple chaotique (mais motorisé !) le long des chemins escarpés et tortueux dans les collines, nous accédons à l’école située à environ 20 km à l’ouest de Katmandou : sont du voyage les trois membres fondateurs de l’association, notre amie népalaise et interprète Saru, Shanti membre de l’association, et Sarita, la jeune fille népalaise impliquée dans le projet… Au préalable, comme prévu, nous rencontrons le Comité de développement (Village Development Committee, VDC) du village de Dahachowk afin de les informer de notre action : les représentants nous expliquent alors qu’il existe en tout quatre écoles à Dahachowk, tout aussi démunies les unes que les autres. Pourtant, il nous faut bien commencer… et nous gardons donc le cap pour cette école primaire et la maternelle avec en tête l’idée que nous étendrons l’action aux autres écoles dès que possible et selon le budget disponible.
La rencontre avec les enfants et les professeurs…

  Après un thé convivial en compagnie des membres du Comité de développement et des échanges bien sympathiques, nous partons à la découverte de l’école, des professeurs et des enfants… Là, ce fut un moment d’émotion extraordinaire... chacun de nous vous le dira ! Les cœurs se sont remplis de joie face à l’accueil débordant de bonheur des enfants et des professeurs. Les bras remplis de fleurs, ils nous ont offert un moment rare, un de ces moments dont on se souvient toute une vie, un moment où les mots sont superflus, où les regards suffisent à raconter l’indicible. Pas besoin d’interprète. Nous étions couverts de fleurs, de rires, de larmes…

L'école

Passé cet instant de communion, nous avons visité l’école guidés par le principal et un professeur : quelques bâtiments vétustes nantis de quelques tables et bancs sans âge et d’un tableau noir par classe. Des water-closets à la turque pas très encourageants, mais des water-closets quand même. Un environnement et une atmosphère somme toute bien tristes, sans attrait pédagogique…
Pour le principal, c’est un grand moment et il témoigne de sa joie quand il dit « jusqu'à ce jour, jamais personne, jamais une seule association n'est arrivée jusqu'à nous... nous sommes trop éloignés de Katmandou et il faut grimper dans les collines… ». Une information importante est aussi à signaler : nous avons appris que cette école accueille essentiellement les enfants dalits - ou « intouchables » - c'est-à-dire les enfants de la classe la plus défavorisée du Népal. Nous sommes donc confortés dans notre choix et avons senti l'extrême importance de notre présence auprès d'eux, tout l'espoir que nous leur apportions.

une salle de classe
 

 Les besoins

L’école accueille 45 enfants à la rentrée du 15 avril 2009 pour les classes 1 à 4 et 25 enfants en maternelle. L’enseignement est dispensé par trois instituteurs employés par le gouvernement ; le Comité de développmeent du village emploie deux auxiliaires pour la maternelle et une femme de ménage.
Le soutien de l’association doit donc optimiser le fonctionnement de l’école tant en termes d’équipements que de fréquentation (il faut savoir que l’école n’est pas obligatoire pour les petits Népalais et qu’ils sont volontiers retenus à la maison pour pourvoir aux travaux des champs, surtout les filles).
Les besoins exprimés sont très importants et se déclinent ainsi :

    • pour la salle des professeurs : une grande armoire de rangement, un bureau, une table, des chaises ;
    • pour les classes : 5 petites armoires de rangement ;
    • pour la sécurité : une barrière de protection car un bâtiment est en hauteur et le chemin qui le dessert donne dans le vide sur environ deux mètres ;
    • une clôture pour créer une cour de récréation : les éducateurs souhaitent délimiter le terrain qui entoure l’école afin de créer un univers scolaire qui intègre une cour de récréation ; rien n’est clos autour des bâtiments scolaires et il est difficile aux professeurs de garantir la sécurité des enfants car ils peuvent quitter les lieux facilement ;
    • des cahiers de 30 pages : 6 cahiers/enfant et par mois en classe 1 ; 7 cahiers/enfant et par mois en classe 2 à 4 ; pour l'anglais un cahier spécifique avec 5 lignes ;
    • des crayons de papier HP de bonne qualité, environ 70 pièces ;
    • des taille-crayons et des gommes ;
    • un livre « optional english primer » : 20 pièces pour la classe 1, 10 pièces pour la classes 2, 10 pièces pour la classe 3, 8 pièces pour la classe 4 ;
    • uniformes, chaussures, chaussettes pour 60 enfants (800 rps l'unité environ) ;
    • une collation quotidienne car certains enfants viennent chaque matin le ventre vide et la concentration pour le travail scolaire est impossible…
    • des jeux : ballons, cordes à sauter, etc. ;
    • pour la maternelle spécifiquement : des coussins pour asseoir les tout-petits, des jouets éducatifs, des cahiers, des crayons…
 Premiers achats

Les enfants sont pressés d’utiliser les jeux, ballons, cordes à sauter…

Nous avions prévu un premier budget afin de pourvoir à des équipements durant notre séjour : nous avons donc financé la réalisation de meubles de rangement, d’armoires, de tables et de chaises, ainsi que l’achat de ballons et de cordes à sauter pour les plus grands, de coussins pour asseoir les tout-petits, de jeux d’éveil, de crayons de couleur et de papier, de cahiers pour la maternelle… et nous avons offert un goûter avec de délicieux biscuits.

Un comité de parents et un projet de coopérative autour de l'école

Afin de bien cerner les tenants et aboutissants du fonctionnement de la société népalaise et ne pas commettre d'impairs en nous immisçant maladroitement dans le fonctionnement du système éducatif, nous nous sommes adjoints les services d'un ami népalais que nous connaissons bien, Pramod Khakurel. Pramod a une formation d'ethnologue et a travaillé dans le micro-crédit au sein de PlaNet Finance : organisation de solidarité internationale dont la mission est de réduire la pauvreté dans le monde par le développement de la microfinance… Il travaille souvent avec des chercheurs du CNRS/Paris dans le cadre de recherches en ethnologie. Il aide les Népalais excentrés de la capitale, dans les petits villages qui peuplent les collines et la haute montagne, à s'organiser pour construire des projets utiles à la vie quotidienne : amener l'eau dans un village par exemple, ou bien encore créer une école…
Il connaît bien la psychologie népalaise, les fonctionnements et les raisonnements.

 

Il nous a proposé d'aider les responsables de l'école de Dahachowk à créer un comité de parents engagés afin d'instruire l'ensemble des parents sur l'importance de la scolarisation de leurs enfants, sur la nécessité de donner priorité à l'éducation. Il nous propose aussi de les aider à créer une coopérative dans laquelle l'association serait partie prenante mais n'assumerait pas la totalité des charges de fonctionnement à l'avenir : fournitures scolaires, uniformes… Cette forme de gestion de l'école permettrait de leur éviter la dépendance totale et, en outre, de venir en aide aux autres écoles de la communauté de villages de Dahachowk.

 


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